TOUS LES SUJETS Controle Parental Comment mettre un blocage parental sur iPhone Comment mettre un blocage parental dans Android Comment activer un blocage parental sur l'iPad Comment bloquer des applications sur iPhone Comment bloquer les applications sur Facebook Comment bloquer les applications sur iPad Comment bloquer WhatsApp sur le tĂ©lĂ©phone des enfants Comment bloquer les personnes sur WhatsApp Comment bloquer ou dĂ©bloquer des contacts WhatsApp sur un iPhone Comment savoir si quelqu'un vous a bloquĂ© sur WhatsApp Que se passe-t-il lorsque vous bloquez quelqu'un sur WhatsApp Comment bloquer un numĂ©ro sur WhatsApp Comment bloquer un contact sur WhatsApp Meilleure application de contrĂŽle parental pour verrouiller le smartphone de votre enfant Comment verrouiller les tĂ©lĂ©phones ou tablettes de vos enfants Ă distance Trucs et Astuces sur le ContrĂŽle Parental 10 conseils parentaux pour calmer les enfants en une minute 10 conseils parentaux pour faire face Ă un vilain enfant 10 types de comportements des enfants dangereux si ignorĂ©s 10 mĂ©thodes justifiĂ©es pour empĂȘcher votre enfant de mentir 10 choses importantes que votre enfant devrait apprendre avant l'Ăąge de 10 ans 10 choses que les parents ne devraient jamais faire pour leurs enfants Comment rĂ©pondre aux questions les plus difficiles des enfants 18 questions qui pourraient sauver la vie de votre enfant Si vous recevez ce message, votre enfant est en danger Des choses que vous ne devriez jamais interdire aux enfants de faire 10 choses que vous ne devriez jamais dire aux enfants 10 Habits That Can Ruin Both Parent's and Kids' Lives 10 ProblĂšmes de comportement des enfants qui sont la faute des parents 10 conseils de base pour protĂ©ger votre enfant 10 erreurs les parents doivent Ă©viter 5 questions Ă poser aux enfants chaque jour 10 phrases que chaque enfant a besoin d'entendre de ses parents 10 choses que vous ne devriez jamais dire aux adolescents 10 choses que chaque papa devrait enseigner Ă son fils Meilleures solutions pour vous aider Ă faire face Ă des enfants hors de contrĂŽle Comment contrĂŽler la colĂšre avec les enfants Enseigner Ă vos enfants la maĂźtrise de soi Garder vos enfants sĂ©curisĂ©s sur Internet Gardez vos enfants en sĂ©curitĂ© en ligne avec ces conseils FamiSafe partage avec vous 10 façons de garder votre maison en sĂ©curitĂ© Conduite sĂ©curisĂ©e des jeunes - Comment dĂ©finir la limite de vitesse Alternative Ă FamiSafe Avis sur le contrĂŽle parental Kids Place Avis sur le contrĂŽle parental SecureTeen Avis sur le contrĂŽle parental Screen Time Avis sur le contrĂŽle parental dans la zone des enfants Avis sur Luna Launcher & Home screen for kids Avis sur le contrĂŽle parental Kidslox Avis sur le contrĂŽle parental Qustodio ContrĂŽle parental FamilyTime Avis sur le contrĂŽle parental Heimdall Avis sur le contrĂŽle parental Ourpact et GPS Family locator Avis sur le contrĂŽle parental Kroha. Doctor Komarovskiy Avis sur le contrĂŽle parental SafeKiddo Avis sur le contrĂŽle parental Safe Family Avis sur Norton Family Premier Avis sur le ContrĂŽle parental ESET Avis sur Net Nanny Avis sur le contrĂŽle parental Lock2Learn Avis sur le contrĂŽle parental My Mobile Watchdog Sauf choix personnel, pratiquement tout le monde 10,5 ans et plus dispose d'un appareil de communication avec une camĂ©ra installĂ©e dessus, tant que vous pouvez lire et Ă©crire. Il est indĂ©niable que les smartphones ont rendu les interactions beaucoup plus confortables et amusantes. Mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur les inconvĂ©nients qui ont accompagnĂ© l'invention de ces gadgets intelligents. le sexting sont l'un de ces problĂšmes, chez les adolescents et les mineurs qui, autrement, devraient jouer Ă la maison dans des jardins fleuris. Maintenant, qu'est-ce que le sexting ? Le sexting est un mot composĂ© de deux autres mots, sexe et texto. Il signifie que deux parties s'Ă©changent des messages sexuellement explicites. Il peut se prĂ©senter sous la forme de textes, de photos ou de vidĂ©os de la partie concernĂ©e ou de quelqu'un d'autre, partagĂ©s via des tĂ©lĂ©phones, des PC ou des tablettes, donc facilement rĂ©alisables. Alors, le sexting est-il illĂ©gal ? C'est une question cruciale qui se trouve dans la zone d'ombre lorsqu'il s'agit de la traiter lĂ©galement. Dans cet article, nous allons essayer de clarifier les choses. Nous examinerons certaines des lois sur le sexting dans les Ătats amĂ©ricains et la maniĂšre dont les parents peuvent aborder le problĂšme avec leurs adolescents. Continuez Ă faire dĂ©filer ! Partie 1 Quel type de sexting est illĂ©gal ? Avec la gĂ©nĂ©ralisation des outils de communication Ă©lectronique, le sexting est devenu un moyen habituel d'interaction dans le monde entier. Cependant, il existe des cas oĂč il s'agit d'une prĂ©occupation juridique importante ayant de graves rĂ©percussions. Vous trouverez ci-dessous des situations oĂč le sexting sont illĂ©gaux Distribution de sexto sans consentement c'est le cas lorsqu'une personne partage des photos de nus d'une autre personne sans lui demander sa permission. Dans de nombreux Ătats, cette pratique est placĂ©e sous le signe de la pornographie de vengeance et a de graves consĂ©quences. Pornographie enfantine lorsqu'une personne mineure moins de 18 ans partage des photos nues d'elle-mĂȘme ou d'un autre jeune ; Si ces photos sont partagĂ©es avec un adulte, celui-ci est susceptible d'ĂȘtre accusĂ© de possession de pornographie enfantine. De plus, lorsqu'un adulte envoie des images de nus d'un mineur, il peut ĂȘtre accusĂ© de distribution de pornographie enfantine. Lorsque le sexting se fait entre deux mineurs consentants, les consĂ©quences ne sont pas graves. Les personnes concernĂ©es ne sont pas poursuivies pour possession de pornographie enfantine. HarcĂšlement, traque et intimidation le sexting ont fait des ravages parmi les enfants et ont conduit d'autres personnes Ă se suicider. Surtout lorsqu'ils se rendent compte que leurs photos de nus ont Ă©tĂ© partagĂ©es publiquement Ă leur insu par quelqu'un en qui ils avaient confiance. Une des principales causes de cyberintimidation, de harcĂšlement et de traque chez les mineurs qui accĂšdent Ă Internet avec leurs appareils Ă©lectroniques. Les adultes qui envoient des photos d'eux-mĂȘmes nus Ă des mineurs sont accusĂ©s d'abus et de harcĂšlement d'enfants. Ces accusations ne se limitent pas seulement aux cas oĂč des mineurs sont impliquĂ©s, mais aussi aux cas oĂč deux adultes sont impliquĂ©s. Sexting inappropriĂ© au travail dans le cadre de l'emploi, lorsque quelqu'un obtient des sexts non dĂ©sirĂ©s, il/elle le signale au personnel des RH. L'expĂ©diteur des sexts est accusĂ© de harcĂšlement sexuel et fait l'objet de graves poursuites devant les tribunaux. Avec ces effets nĂ©fastes de sexting chez les jeunes et les moins jeunes, il existe des lois sur le sexting, en particulier dans les Ătats, mises en place pour protĂ©ger les enfants et punir les coupables en consĂ©quence. Examinons quelques lois sur le sexting pour adolescents dans les Ătats amĂ©ricains. Un adulte qui envoie ou reçoit du matĂ©riel sexuellement explicite d'un mineur faisant l'objet de poursuites en vertu de la loi fĂ©dĂ©rale. Les adolescents qui crĂ©ent et partagent des images sexuellement explicites d'eux-mĂȘmes produisent, distribuent et possĂšdent pratiquement de la pornographie enfantine. Toute personne, en dĂ©pit de son Ăąge, peut ĂȘtre poursuivie si elle est prise en train de distribuer ou de possĂ©der des nus de mineurs. Dans l'Ătat de l'Arizona, si des mineurs consentants se font prendre Ă faire de sexting, ils peuvent ĂȘtre reconnus coupables d'un dĂ©lit mineur de classe 3. Les adultes de plus de 18 ans qui sextent avec un mineur sont accusĂ©s en vertu des lois de l'Arizona sur la pornographie enfantine. La Californie poursuit toute personne qui crĂ©e, distribue ou possĂšde des images sexuellement explicites de mineurs en vertu des lois sur la pornographie enfantine. Maintenant que nous avons examinĂ© cinq lois primaires sur le sexting, que peuvent faire les parents adolescents pour contrĂŽler leurs adultes en pleine croissance ? Ensuite, nous examinons comment les parents peuvent parler de sexting avec leurs enfants. Cela devient plus intĂ©ressant ! Partie 2 Comment les parents parlent-ils de sexting Ă leurs enfants ? En tant que parent qui dĂ©couvre le comportement de ses enfants en matiĂšre de sexting, votre premiĂšre action serait de les punir pour Dieu sait combien de temps et de leur retirer leur tĂ©lĂ©phone, n'est-ce pas ? Faux ! Retenez-vous, prenez une grande respiration, soyez l'adulte que vous ĂȘtes et sauvez votre relation avec votre progĂ©niture, grĂące aux directives ci-dessous. Lire la suite. Tout d'abord, crĂ©ez un environnement appropriĂ© pour que l'adolescent se sente Ă l'aise pour parler librement de ses sexting avec vous, et faites-lui prendre conscience des consĂ©quences. Je ne vous promets pas que ce sera une tĂąche facile, mais cela vaut la peine de dĂ©ployer tous les efforts et de consacrer toutes les minutes Ă cette tĂąche. C'est parti DĂ©couvrez leurs rĂ©flexions sur les sexting Avant de leur dire ce que vous savez et de penser au sexting, faites le fou et laissez-les vous Ă©duquer Ă ce sujet. Ăcoutez attentivement et rĂ©pondez avec empathie car cela les aidera Ă accepter les rĂ©percussions de sexting. CrĂ©er un espace libre Malheureusement, il existe de nombreux cas dans les mĂ©dias oĂč de sexting sont devenus viraux et ont ruinĂ© la vie de personnes concernĂ©es sur le plan Ă©motionnel, mental, professionnel et social. Utilisez-les pour apprendre Ă votre adolescent Ă ĂȘtre alerte et Ă s'affirmer. Discutez de la sĂ©curitĂ© dans les relations et de la maniĂšre de dĂ©velopper la confiance dans une relation. Soyez impressionnĂ© par ce qui pourrait pousser quelqu'un Ă prendre des photos d'eux-mĂȘmes nus et Ă les partager avec quelqu'un d'autre ! Soyez dans le coup et restez informĂ© Dieu merci, vous ne vous battez pas seul. Les Ă©coles luttent Ă©galement contre le sexting en rapport avec la cyberintimidation. Souvent, les adolescents qui sextent se sentent ridiculisĂ©s, attirĂ©s ou victimes de chantage et finissent par ĂȘtre intimidĂ©s pour cela. Assistez aux rĂ©unions parents-professeurs et utilisez les informations qui s'y trouvent pour entamer une conversation sur le sexting avec votre adolescent Ă la maison. De plus, pendant les rĂ©unions scolaires, abordez et discutez avec d'autres parents de la maniĂšre d'intĂ©grer l'Ă©tiquette des mĂ©dias sociaux Ă leurs adolescents. Aidez votre adolescent Ă dĂ©velopper des limites saines dans ses relations garçon-fille Tout comme vous leur avez conseillĂ© de ne pas parler aux Ă©trangers, ou comment prendre soin d'eux-mĂȘmes pendant les phases de croissance et de dĂ©veloppement, de la mĂȘme façon que vous devez aborder le problĂšme de sexting. Dites-lui pourquoi le sexting ne sont pas aussi amusants qu'on le dit et que personne ne doit les y contraindre. Expliquez-lui clairement les graves consĂ©quences de l'envoi, de la rĂ©ception ou de la distribution de sexto d'adolescents sous forme de photos et de vidĂ©os. RĂ©duire la discussion sur le sexting La façon dont vous leur parlez de sexting est trĂšs cruciale. Faire asseoir les adolescents pendant une longue confĂ©rence sur le sexting ne portera aucun fruit. Par consĂ©quent, planifiez le tout, et parlez par Ă©tapes, faites-en des petites conversations alĂ©atoires, informatives et passionnantes pour faire passer des points Ă la maison. Parlez de la maniĂšre dont ils peuvent Ă©viter de succomber Ă la pression de leurs pairs et sensibiliser plutĂŽt leurs camarades adolescents aux sexting et au harcĂšlement en ligne. Il n'y a pas de mal Ă mettre en place un renforcement. Pour soutenir les conversations d'encouragement par sexting avec votre adolescent, vous pouvez toujours avoir un troisiĂšme Ćil sur le tĂ©lĂ©phone de votre adolescent pour suivre ce qui se passe, n'est-ce pas ? C'est bien vrai ! C'est pourquoi nous recherchons le logiciel parfait pour vous aider Ă faire cela. DĂ©couvrez-le ci-dessous. Partie 3 Comment les parents peuvent-ils prĂ©venir ? FamiSafe est l'application de contrĂŽle parental idĂ©ale. Elle permet de surveiller la cyberintimidation, de localiser des personnes, de bloquer des applications, de filtrer des sites web, de contrĂŽler le temps passĂ© au tĂ©lĂ©phone et de surveiller les messages. Ainsi, vous pouvez gĂ©rer le sexting des adolescents. Examinons ses caractĂ©ristiques en dĂ©tail. Alerte SMS suspecte et prĂ©vention du harcĂšlement Ă©lectronique et du sexisme Avec cette application, les parents peuvent crĂ©er une liste de mots suspects et recevoir des alertes lorsqu'il y a un risque potentiel de cyberintimidation. Par exemple, des contenus sexuellement explicites sous forme de textes et de photos/vidĂ©os envoyĂ©s ou reçus, le harcĂšlement et les activitĂ©s de traque sur le tĂ©lĂ©phone de leur enfant. Pistage de GPS et de gĂ©olocalisation Avec cette fonction, vous pouvez surveiller les dĂ©placements de votre adolescent, voir s'il a Ă©tĂ© dans des localitĂ©s inhabituelles et crĂ©er une zone de sĂ©curitĂ© avec l'option de gĂ©ofencing. Elle vous permet de savoir quand l'enfant entre ou s'Ă©loigne des gĂ©olocalisation. Surveillance de l'activitĂ© et blocage des applications Restez en contact avec les applications les plus utilisĂ©es, les applications rĂ©cemment installĂ©es et dĂ©sinstallĂ©es et ce que fait exactement votre enfant sur son tĂ©lĂ©phone portable. En cas d'application nuisible et d'activitĂ© inappropriĂ©e sur le tĂ©lĂ©phone, vous pouvez bloquer certaines applications. Filtrage du contenu web Il permet de prĂ©venir les sites pornographiques, les jeux de hasard, les sites de paris. En plus d'autres contenus nuisibles que votre adolescent pourrait visiter sur son tĂ©lĂ©phone par curiositĂ© ou sous la pression de ses pairs. Un discours d'encouragement devrait suivre pour leur faire comprendre pourquoi il est immoral et inappropriĂ© de naviguer sur de tels sites et les consĂ©quences qui en dĂ©coulent. ContrĂŽle et suivi du temps d'utilisation d'Ă©cran En raison de la gĂ©nĂ©ration numĂ©rique qui veut rester collĂ©e Ă son Ă©cran 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, il est impĂ©ratif de surveiller de trĂšs prĂšs le temps d'Ă©cran des enfants. Cette fonction vous permet de fixer des limites de temps pour empĂȘcher les enfants d'utiliser leur tĂ©lĂ©phone pendant leurs Ă©tudes ou leur sommeil. Aussi, dans des lieux particuliers comme l'Ă©cole, la salle Ă manger ou les lieux de culte. Personnalisation et contrĂŽle Ă distance flexible Vous n'avez pas Ă attendre que vos enfants ne regardent pas ou qu'ils dorment pour connaĂźtre leur activitĂ© tĂ©lĂ©phonique. Avec FamiSafe, une fois installĂ© sur le tĂ©lĂ©phone de votre enfant, vous pouvez personnaliser les paramĂštres de votre tĂ©lĂ©phone pour qu'il s'adapte confortablement Ă vos courses de surveillance. Conclusion Enfin, c'est une bonne chose que des lois sur le sexting soient mises en place pour lutter contre les situations de sexting illĂ©gaux. C'est un soulagement pour vous, en tant que parent adolescent, en cette Ă©poque oĂč le sexting est si rĂ©pandus dans la sociĂ©tĂ© et affectent les adolescents de façon terrible. Dans cet article, nous donnons Ă©galement une ligne directrice sur la façon de s'attaquer aux sexting entre adolescents de la maniĂšre la plus efficace et la moins gĂȘnante possible. Il est prĂ©fĂ©rable d'entamer les discussions sur le sexting suffisamment tĂŽt, avant que les enfants ne soient poussĂ©s Ă dĂ©couvrir par eux-mĂȘmes le sexting ou qu'ils ne se mĂ©fient. Et s'ils ont dĂ©jĂ de sexting et que vous venez de le dĂ©couvrir, tout espoir n'est pas perdu. Il y a beaucoup de place pour arranger les choses et leur faire comprendre les rĂ©percussions et les graves effets de l'envoi, de la rĂ©ception et de la distribution de nus avec ou sans consentement. Enfin, n'hĂ©sitez pas Ă essayer FamiSafe pour protĂ©ger votre enfant des dangers numĂ©riques. Une application de contrĂŽle parental fiable et pratique Suivi de la localisation et gĂ©olocalisation Bloqueur d'application et filtrage du Web Filtrage du Web ContrĂŽle du temps d'utilisation d'Ă©cran ParamĂštres de contrĂŽle parental intelligent Comment Sexting entre les adolescent Le sexting est-il lĂ©gal ou illĂ©gal ? - Ce que les parents doivent savoir
Ouicâest payant, mais un nouveau T-shirt aussi est payant. Si aller au cinĂ©ma coĂ»te trop cher, rien nâempĂȘche dâattendre que le film ne sorte sur un autre support plus abordable. [1] Ă lâoccasion de lâembauche dâun employĂ©, lâemployeur doit sâabstenir de faire preuve de discrimination afin de respecter les articles 10 et 16 de la Charte des droits et libertĂ©s de la personne[1], qui Ă©dictent respectivement le droit Ă lâĂ©galitĂ© de toute personne et les motifs interdits de discrimination ainsi quâune interdiction visant prĂ©cisĂ©ment la discrimination dans lâembauche. De plus, lâarticle 20 de la charte permet tout de mĂȘme une certaine exclusion ou prĂ©fĂ©rence de la part de lâemployeur et prĂ©voit que celle-ci est rĂ©putĂ©e non discriminatoire si elle est fondĂ©e sur les aptitudes ou qualitĂ©s requises par un emploi. [2] De façon plus particuliĂšre, dâautres dispositions, tels lâarticle de la charte, visant le formulaire de demande dâemploi â y compris le formulaire mĂ©dical â ou le contexte dâune entrevue, et lâarticle de la charte, relatif aux antĂ©cĂ©dents judiciaires, doivent ĂȘtre respectĂ©es par lâemployeur. Ces derniĂšres seront Ă©noncĂ©es plus loin dans le texte. [3] Ă la lumiĂšre de ce cadre lĂ©gal, ce qui suit prĂ©sentera les dĂ©cisions portant sur un refus dâembauche fondĂ© sur diffĂ©rents motifs de discrimination et discutant des aptitudes ou qualitĂ©s requises par lâemploi. Par la suite, il sera traitĂ© du cas des questions posĂ©es Ă lâentrevue ou dans un formulaire de demande dâemploi. Enfin, lâinterdiction de congĂ©dier ou dâembaucher une personne qui a des antĂ©cĂ©dents judiciaires sera briĂšvement abordĂ©e alors que les grands principes et les critĂšres Ă considĂ©rer seront mentionnĂ©s. Refus dâembauche ou dâattribution de poste fondĂ© sur un motif de discrimination art. 10, 16 et 20 de la charte Ăge Trop dâexpĂ©rience? [4] Dans Syndicat des avocates et avocats du Centre communautaire juridique de la Rive-Sud et Centre communautaire juridique de la Rive-Sud Anne-Marie Dodds[2], une avocate admise au Barreau du QuĂ©bec en 2000 a acceptĂ© dâeffectuer trois contrats temporaires, successifs mais non continus, chez lâemployeur. Ce dernier a affichĂ© un poste permanent, requĂ©rant notamment une expĂ©rience pertinente dans certains domaines. Pourtant, il a embauchĂ© une jeune avocate ayant tout juste terminĂ© sa formation au Barreau afin dâoccuper ce poste en raison de lâentrĂ©e en vigueur de la Loi mettant en oeuvre certaines dispositions du discours sur le budget du 30 mars 2010 et visant le retour Ă lâĂ©quilibre budgĂ©taire en 2013-2014 et la rĂ©duction de la dette[3]. Lâemployeur a fait valoir quâil a dĂ©cidĂ© de nâembaucher que des avocats possĂ©dant trois ans dâexpĂ©rience ou moins. [5] Lâarbitre de griefs, Me Diane Sabourin, sâest dite dâavis que, en choisissant dâembaucher une avocate sans expĂ©rience pour le poste affichĂ©, lâemployeur nâa pas exercĂ© ses droits de direction de façon abusive. En effet, il nây a aucune disposition dans la convention qui limite le choix des candidats par lâemployeur, qui Ă©nonce des critĂšres de sĂ©lection ou qui Ă©tablit une liste de prioritĂ©. Par ailleurs, lâemployeur nâa pas exercĂ© de la discrimination fondĂ©e sur lâĂąge, interdite par les articles 16 et 10 de la charte. En effet, lâĂąge nâa jouĂ© aucun rĂŽle dans sa prise de dĂ©cision. Ce nâest pas lâĂąge des avocats, mais bien plutĂŽt lâannĂ©e dâadmission au Barreau que lâemployeur a prise en considĂ©ration. Trop jeune? [6] Dans Travailleuses et travailleurs unis de lâalimentation et du commerce, section locale 500 et Aliments Cargill ltĂ©e grief syndical et Alyssa Tremblay[4],lâemployeur, qui exploite une usine de transformation de viande, a refusĂ© dâattribuer un poste dâopĂ©rateur de hachoir aux salariĂ©s de moins de 18 ans, conformĂ©ment Ă la politique quâil avait adoptĂ©e, selon laquelle lâoccupation de 11 postes considĂ©rĂ©s comme dangereux Ă©tait interdite Ă ces salariĂ©s en raison de lâutilisation de machines pouvant causer des blessures graves ou la mort. Il a soutenu que lâoccupation de postes Ă risque mentionnĂ©s dans celle-ci est susceptible de nuire Ă la santĂ© du salariĂ© de moins de 18 ans ainsi quâĂ son dĂ©veloppement physique et moral au sens de lâarticle de la Loi sur les normes du travail[5]. [7] Lâarbitre de griefs, Me Jean-Louis DubĂ©, a donnĂ© raison Ă lâemployeur. Il est intĂ©ressant de noter quâune preuve par expert a Ă©tĂ© faite selon laquelle les personnes ĂągĂ©es de moins de 18 ans prĂ©sentaient, en plus dâun manque dâaptitudes, des caractĂ©ristiques comportementales propres Ă leur Ăąge constituant des facteurs de risque. Ces tĂąches Ă©taient donc disproportionnĂ©es par rapport aux capacitĂ©s de ces personnes. [8] Par consĂ©quent, lâarbitre a conclu que lâemployeur ne faisait ainsi aucune discrimination car, conformĂ©ment Ă lâarticle 10 de la charte, il peut faire une distinction fondĂ©e sur lâĂąge dans la mesure prĂ©vue par la loi». Lâarbitre sâest Ă©galement dit dâavis que la nĂ©cessitĂ© dâavoir 18 ans constituait, de toute façon, une exigence professionnelle justifiĂ©e en vertu de lâarticle 20 de la plus, des Ă©valuations individuelles Ă lâembauche ne pouvaient pas constituer une mesure dâaccommodement raisonnable puisquâil sâagirait dâune contrainte excessive pour lâemployeur. Enfin, il a ajoutĂ© que cette conclusion valait Ă©galement Ă lâĂ©gard du poste de cariste. Trop vieux? [9] Dâautre part, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©, dans Rosenthal et PrĂ©sident de lâAgence fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement Ă©conomique pour le Sud de lâOntario[6], que demander Ă un candidat sa date de naissance et lui dire que la candidature dâune jeune femme a Ă©tĂ© retenue est, Ă premiĂšre vue, une preuve de discrimination fondĂ©e sur lâĂąge et le sexe. Toutefois, le Tribunal de la dotation de la fonction publique a conclu que lâemployeur avait rĂ©ussi Ă expliquer raisonnablement quâil devait suivre un protocole de sĂ©curitĂ© et que les propos tenus ne visaient quâĂ dĂ©crire la candidate retenue. [10] Dans un contexte similaire, la plaignante, ĂągĂ©e de 56 ans, a postulĂ© un poste dâagent dâinformation. Elle a allĂ©guĂ© que lâemployeur avait rejetĂ© sa candidature en raison de son Ăąge, notamment parce que, lors de lâĂ©valuation de sa candidature, il avait inscrit les mentions Senior» et trop fort». Lâemployeur a prĂ©tendu que les Ă©tudes de celle-ci, soit maĂźtrise et doctorat, constituaient une formation qui dĂ©passait celle recherchĂ©e. [11] Le Tribunal des droits de la personne, dans Commission des droits de la personne c. Ăcole de technologie supĂ©rieure[7], a soulignĂ© que, mĂȘme si lâĂąge de la plaignante nâĂ©tait pas inscrit dans son curriculum vitae, lâemployeur pouvait Ă©tablir son groupe dâĂąge Ă partir des informations qui y figuraient, dont lâannĂ©e dâobtention de son baccalaurĂ©at 1974. Au QuĂ©bec, en matiĂšre dâembauche ou dâaccĂšs Ă une promotion, les personnes dâĂąge avancĂ© font face Ă des prĂ©jugĂ©s, et a fortiori les femmes. Selon le Tribunal, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a donc prouvĂ© que la plaignante avait Ă©tĂ© victime de discrimination. Cependant, il sâagit dâune situation oĂč cette exclusion est rĂ©putĂ©e non discriminatoire en vertu de lâarticle 20 de la charte, lâemployeur ayant dĂ©montrĂ© que lâexclusion est fondĂ©e sur des aptitudes ou des qualitĂ©s requises par lâemploi, soit des qualifications dans les technologies de lâinformation et dans les communications ainsi que le bilinguisme. Voyons maintenant quelques cas dâapplication reliĂ©s au motif du handicap. Handicap Alcoolisme [12] Dans Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke[8], la Cour dâappel a donnĂ© raison Ă lâemployeur dâavoir refusĂ© dâembaucher un employĂ© congĂ©diĂ© quatre ans plus tĂŽt en raison de son absentĂ©isme causĂ© par lâalcoolisme. Elle a dĂ©clarĂ© que lâemployeur nâavait pas lâobligation dâoffrir une Ă©valuation individualisĂ©e de la candidature dâun tel employĂ© dans cette situation. [13] Le plaignant, un aide en alimentation dans un centre hospitalier, a Ă©tĂ© congĂ©diĂ© en 2001 en raison de son absentĂ©isme occasionnĂ© par son alcoolisme. Son congĂ©diement a Ă©tĂ© maintenu par un arbitre de griefs[9]. Puis, en janvier 2005, le plaignant a postulĂ© de nouveau chez lâemployeur un poste de prĂ©posĂ© aux bĂ©nĂ©ficiaires, ayant acquis une nouvelle formation et Ă©tant sobre Ă la suite dâune thĂ©rapie depuis mai 2001. En raison du refus de lâemployeur de considĂ©rer sa candidature, le plaignant a dĂ©posĂ© une plainte, accusant ce dernier dâavoir portĂ© atteinte Ă son droit dâĂȘtre traitĂ© en pleine Ă©galitĂ©, sans distinction ou exclusion fondĂ©e sur le handicap en raison de son alcoolisme. Le Tribunal des droits de la personne a rejetĂ© sa plainte[10]. La majoritĂ© de la Cour dâappel [14] Mme la juge Duval Hesler, juge en chef de la Cour dâappel, a mentionnĂ© quâil pourrait ĂȘtre discriminatoire de prĂ©sumer quâune personne qui a un jour prĂ©sentĂ© un handicap en souffre toujours. Cependant, elle a soulignĂ© que lĂ nâĂ©tait pas la question. Selon elle, il sâagissait plutĂŽt de dĂ©terminer si une réévaluation individuelle de la candidature du plaignant avait Ă©tĂ© refusĂ©e de façon dĂ©raisonnable. Ainsi, elle a notĂ© que la dĂ©cision de lâemployeur de congĂ©dier le plaignant avait Ă©tĂ© jugĂ©e raisonnable par un arbitre de griefs, que le motif fondant une telle mesure Ă©tait raisonnable et non discriminatoire et que lâemployeur invoquait le mĂȘme motif afin de refuser la candidature du plaignant. La Cour, Ă la majoritĂ©, a donc dĂ©clarĂ© que lâemployeur nâavait pas lâobligation dâoffrir une Ă©valuation individualisĂ©e de la candidature dâun employĂ© quâil avait lui-mĂȘme congĂ©diĂ© quatre ans plus tĂŽt en raison de son absentĂ©isme causĂ© par son alcoolisme. Il est intĂ©ressant de noter quâelle nâa pas tenu compte de la durĂ©e de lâabstinence du plaignant. La dissidence [15] Contrairement Ă lâopinion majoritaire, la sobriĂ©tĂ© du plaignant depuis plus de trois ans au moment de lâembauche est au cĆur de la dissidence exprimĂ©e par M. le juge Jean Bouchard. Il souligne que lâemployeur devait faire la distinction entre le congĂ©diement survenu en 2001 et le droit Ă lâĂ©galitĂ© des chances lors de lâembauche en 2005, qui assure un processus de sĂ©lection exempt de discrimination. [16] Une autre affaire porte sur le refus dâUrgences-santĂ©, dans Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Corporation dâUrgences-santĂ©[11],dâembaucher un technicien ambulancier qui souffre de dĂ©gĂ©nĂ©rescence discale. Lâemployeur a fondĂ© son refus sur lâexistence de limitations fonctionnelles rĂ©vĂ©lĂ©es par lâexamen mĂ©dical prĂ©embauche, soit celles de ne pas soulever de poids de 15 Ă 25 kilogrammes, de ne pas monter frĂ©quemment plusieurs escaliers et de ne pas marcher en terrain accidentĂ© ou glissant. [17] Le Tribunal des droits de la personne a maintenu la dĂ©cision de lâemployeur. Il a conclu quâil existait un lien rationnel entre cette norme dâembauche et les exigences professionnelles justifiĂ©es du travail de technicien ambulancier. En effet, le niveau de risque dans lâexĂ©cution des tĂąches dâun technicien ambulancier est Ă©levĂ© en raison des conditions dans lesquelles cet emploi sâexerce, notamment sur le plan de la sĂ©curitĂ©, et dans un contexte dâurgence. Le Tribunal sâest dit dâavis quâune adaptation de la norme dâembauche de maniĂšre Ă la rendre compatible avec les limitations du plaignant exposerait ses collĂšgues et la clientĂšle Ă un risque excessif. Handicap visuel [18] Par contre, dans Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. QuĂ©bec Procureur gĂ©nĂ©ral[12], on a jugĂ© que le Conseil exĂ©cutif avait fait preuve de discrimination lors de lâembauche en ne permettant pas Ă une personne atteinte dâun handicap visuel de refaire lâexamen de français tout en sachant que les mesures dâadaptation Ă ce handicap avaient Ă©tĂ© inadĂ©quates lors du premier concours. [19] Le plaignant Ă©tait bibliotechnicien. Souffrant dâun handicap visuel sĂ©rieux, il avait recours Ă diffĂ©rents instruments pour pallier celui-ci. Inscrit Ă un concours pour un poste de bibliotechnicien, il a subi un premier examen de français, qui sâest soldĂ© par un Ă©chec. Ă cet examen, aucun plan dâintervention afin de pallier son handicap nâavait Ă©tĂ© mis en place. Au surplus, les mesures dâadaptation demandĂ©es par le plaignant, comme la taille du caractĂšre dâimprimerie utilisĂ©, nâavaient pas Ă©tĂ© respectĂ©es. [20] Le Tribunal des droits de la personne a soulignĂ© que, selon les documents provenant du Conseil du TrĂ©sor, lâadaptation des instruments dâĂ©valuation et de sĂ©lection constitue une mesure importante afin dâassurer Ă toute personne handicapĂ©e une chance Ă©gale Ă celle des autres candidats. En vertu de ce principe, le Conseil exĂ©cutif avait lâobligation de rechercher un accommodement raisonnable afin dâĂ©viter que le plaignant ne soit pĂ©nalisĂ©. Grossesse [21] Dans SociĂ©tĂ© de lâassurance automobile du QuĂ©bec c. Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse[13], lâexigence de la SociĂ©tĂ© de lâassurance automobile du QuĂ©bec SAAQ de subir une radiographie imposĂ©e Ă une salariĂ©e enceinte afin dâobtenir un poste de contrĂŽleuse routiĂšre a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e discriminatoire. [22] Le Tribunal des droits de la personne[14] a dĂ©clarĂ© que la pratique de lâemployeur aurait pu faire lâobjet dâune mesure dâaccommodement telle que la nomination temporaire conditionnelle Ă une radiographie lombaire rĂ©ussie. Selon lui, lâexigence posĂ©e constituait une atteinte Ă lâĂ©galitĂ© dans lâemploi par discrimination fondĂ©e sur le sexe et la grossesse en retardant lâembauche de la plaignante. Il lui a accordĂ© une compensation, dâoĂč lâappel. La Cour dâappel a maintenu la dĂ©cision du Tribunal. Sexe Une femme [23] Lâemployeur, Gaz mĂ©tropolitain, imposait aux femmes un test pratique qui excluait toute mesure dâaccommodement puisque toute modification Ă©tait dâemblĂ©e associĂ©e Ă une diminution des exigences auxquelles les hommes Ă©taient soumis. [24] Le Tribunal des droits de la personne, dans Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Gaz mĂ©tropolitain inc.[15],a conclu que le processus de recrutement et dâembauche de lâemployeur Ă©tait entachĂ© de discrimination systĂ©mique ayant pour effet dâexclure de maniĂšre disproportionnĂ©e les femmes de lâemploi manuel de prĂ©posĂ© rĂ©seau/stagiaire rĂ©seau». Ă ce sujet, il a dĂ©clarĂ© quâun examen pratique conçu par et pour des hommes ne pouvait adĂ©quatement Ă©valuer la performance des femmes ni, par consĂ©quent, Ă©tablir leur efficacitĂ© une fois celles-ci embauchĂ©es. Selon lui, lâemployeur nâavait pas dĂ©montrĂ© quâil ne pouvait, sans subir de contrainte excessive, accommoder les femmes en apportant Ă lâexamen pratique des modifications adaptĂ©es Ă leurs caractĂ©ristiques physiques et en leur permettant, pendant le test, de procĂ©der diffĂ©remment des hommes en vue dâĂ©tablir leurs capacitĂ©s rĂ©elles Ă occuper le poste de prĂ©posĂ© rĂ©seau. Il a rendu une sĂ©rie dâordonnances afin de faire cesser les pratiques discriminatoires et a condamnĂ© lâemployeur Ă verser une indemnitĂ© correspondant Ă plusieurs types de dommages. [25] La Cour dâappel[16] a confirmĂ© cette dĂ©cision, se disant dâavis que la mention de lâexpĂ©rience non traditionnelle pour cet emploi Ă titre dâexpĂ©rience pertinente considĂ©rĂ©e par lâemployeur constituait un obstacle Ă lâembauche. Quant Ă la preuve de lâexistence dâune contrainte excessive, elle a conclu que lâemployeur nâavait pas examinĂ© la possibilitĂ© de laisser un dĂ©lai permettant aux femmes dâobtenir leur permis de conduire de classe 3 aprĂšs leur embauche, non plus quâil avait prouvĂ© quâun tel accommodement constituerait une contrainte excessive. [26] Dans Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Laurentian Shavings Products 1986 Inc.[17], la plaignante Ă©tait une chauffeuse de camion lourd. Elle sâest rendue chez lâemployeur afin de lui remettre son curriculum vitae. En la voyant, ce dernier lui a dĂ©clarĂ© quâil nâembauchait pas de femmes, estimant quâelles ne pouvaient effectuer, notamment, la tĂąche exigeante de monter sur le toit des camions afin de les dĂ©neiger [27] Le Tribunal des droits de la personne a dĂ©clarĂ© que le fait que lâemployeur ait dĂ©jĂ embauchĂ© des femmes qui ont par la suite abandonnĂ© leur emploi nâindique pas que toutes les femmes seraient incapables dâexercer lâemploi de chauffeuse de camion. Le fait quâil sâagisse dâun secteur commercial comptant peu de femmes ne constitue pas un moyen de dĂ©fense valable. Il a conclu que lâemployeur, qui exploite une entreprise de camionnage, avait exercĂ© de la discrimination Ă lâembauche fondĂ©e sur le sexe, soit lâun des motifs Ă©numĂ©rĂ©s Ă lâarticle 10 de la charte, en refusant de considĂ©rer une candidature Ă un poste de chauffeur de camion classe 1 parce quâil sâagissait dâune femme. [28] Il est Ă noter que la Cour dâappel[18] a refusĂ© dâintervenir quant aux conclusions du Tribunal, confirmant ainsi sa dĂ©cision. Un homme [29] Par ailleurs, une garderie a fait preuve de discrimination dans lâemploi en rejetant une candidature au motif que le postulant est un homme. Câest ce quâa dĂ©cidĂ© le Tribunal des droits de la personne dans Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Garderie en milieu familial des Petits Anges[19]. [30] Le plaignant a rĂ©pondu Ă une annonce affichant une poste dâĂ©ducateur» ou dâĂ©ducatrice» dans un centre de la petite enfance. Il a offert ses services, prĂ©cisant quâil Ă©tait disponible et quâil avait de lâexpĂ©rience ainsi que des lettres de recommandation, ce Ă quoi la responsable a immĂ©diatement rĂ©pondu quâelle nâembauchait pas dâhommes et prĂ©fĂ©rait travailler avec des femmes. [31] Le Tribunal des droits de la personne a conclu quâil sâagissait dâun refus dâembauche discriminatoire fondĂ© sur le sexe de la part de la responsable du centre de la petite enfance. En refusant de recevoir la demande dâemploi du plaignant, la responsable a entretenu une fausse image selon laquelle seules les femmes peuvent sâoccuper des enfants en garderie ou en sont capables. Elle a perpĂ©tuĂ© un prĂ©jugĂ© Ă lâĂ©gard des hommes, voulant quâils soient incapables de prendre soin de jeunes enfants. On retrouve dans son attitude une exclusion du processus dâembauche parce quâelle a fait une distinction fondĂ©e sur le sexe, contrevenant ainsi aux articles 10 et 16 de la charte. Formulaire de demande dâemploi et entrevue dâembauche art. de la charte [32] Lâarticle de la charte prĂ©voit que Nul ne peut, dans un formulaire de demande dâemploi ou lors dâune entrevue relative Ă un emploi, requĂ©rir dâune personne des renseignements sur les motifs visĂ©s dans lâarticle 10 sauf si ces renseignements sont utiles Ă lâapplication de lâarticle 20 ou Ă lâapplication dâun programme dâaccĂšs Ă lâĂ©galitĂ© existant au moment de la demande. Questions posĂ©es Entrevue [33] Lors de lâentrevue, lâemployeur a posĂ© plusieurs questions au sujet de la religion musulmane, abordant les restrictions religieuses que des candidats musulmans avaient relativement au travail dans certaines entreprises. Le Tribunal des droits de la personne, dans Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. SystĂ©matix Technologies de lâinformation inc.[20], sâest dit dâavis quâune personne raisonnable se trouvant dans la mĂȘme situation que le plaignant se serait sentie obligĂ©e de rĂ©pondre, et que ses rĂ©ponses ne tĂ©moignaient pas de la renonciation au droit prĂ©vu Ă lâarticle de la charte. Il a ajoutĂ© que la preuve que de telles questions sont posĂ©es au moment de lâentrevue suffit Ă Ă©tablir une atteinte au droit protĂ©gĂ© Ă lâarticle sans Ă©gard Ă leur utilisation Ă dâautres fins, Ă lâexception de deux situations, soit lorsque de telles informations sont nĂ©cessaires pour Ă©valuer une aptitude ou une qualitĂ© requise par certains emplois ou quand elles sont utiles Ă lâapplication dâun programme dâaccĂšs Ă lâĂ©galitĂ© en vigueur au moment de la demande. [34] Ce qui ressort Ă©galement de la dĂ©cision est que le fait que des questions portant sur la religion ou sur lâun des motifs illicites prĂ©vus Ă lâarticle 10 de la charte soient posĂ©es pendant lâentrevue dâembauche â par curiositĂ©, pour dĂ©tendre lâatmosphĂšre ou pour tout autre motif â porte atteinte au droit protĂ©gĂ© par lâarticle de la charte, qui interdit de recueillir de tels renseignements. Questionnaire mĂ©dical [35] La Cour dâappel sâest prononcĂ©e rĂ©cemment dans Syndicat des infirmiĂšres, inhalothĂ©rapeutes, infirmiĂšres auxiliaires du CĆur-du-QuĂ©bec SIIIACQ c. Centre hospitalier rĂ©gional de Trois-RiviĂšres[21], non pas Ă lâĂ©gard de discrimination faite Ă lâoccasion de lâembauche ou, dit autrement, Ă lâoccasion de la collecte de renseignements, mais plutĂŽt dans le contexte dâun congĂ©diement imposĂ© pour avoir fait de fausses dĂ©clarations dans le questionnaire mĂ©dical prĂ©embauche. Le syndicat contestait la lĂ©galitĂ© de ce questionnaire et des questions posĂ©es. Cette dĂ©cision constitue donc un Ă©clairage sur la dĂ©marche de lâemployeur Ă lâoccasion de lâembauche. [36] Ainsi, le congĂ©diement imposĂ© par le Centre hospitalier rĂ©gional de Trois-RiviĂšres Ă un infirmier auxiliaire pour avoir fait de fausses dĂ©clarations Ă lâembauche au sujet de ses antĂ©cĂ©dents psychiatriques dans un questionnaire mĂ©dical est maintenu. [37] La Cour a rappelĂ© que, mĂȘme si des questions portant sur lâĂ©tat de santĂ© sont interdites par lâarticle de la charte parce quâelles portent sur le handicap, un motif de discrimination prĂ©vu Ă lâarticle 10 de la charte, lâemployeur peut vĂ©rifier si un salariĂ© possĂšde les aptitudes requises par lâemploi au sens de lâarticle 20 de la charte. En lâespĂšce, elle a conclu que les questions posĂ©es, qui Ă©taient relatives Ă des problĂšmes de dĂ©pendance Ă lâalcool, aux drogues et au jeu, de santĂ© mentale et dâun usage rĂ©gulier de mĂ©dicaments, nâĂ©taient pas sans lien avec la tĂąche et les responsabilitĂ©s» confiĂ©es Ă un infirmier auxiliaire. [38] Cette dĂ©cision est trĂšs intĂ©ressante en ce quâelle discute de la portĂ©e de lâobligation du salariĂ© de rĂ©pondre aux questions posĂ©es et des droits de lâemployeur tout en lui faisant une mise en garde. Bref, il faut retenir que lâemployeur ne peut donc exclure la candidature de la personne affectĂ©e dâun handicap que si sa dĂ©cision repose sur les aptitudes ou qualitĂ©s requises par lâemploi convoitĂ©. Les antĂ©cĂ©dents judiciaires [39] Lâarticle de la charte prĂ©voit un rĂ©gime particulier concernant cette matiĂšre Nul ne peut congĂ©dier, refuser dâembaucher ou autrement pĂ©naliser dans le cadre de son emploi une personne du seul fait quâelle a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e coupable dâune infraction pĂ©nale ou criminelle, si cette infraction nâa aucun lien avec lâemploi ou si cette personne en a obtenu le pardon. [40] La jurisprudence a Ă©laborĂ© des critĂšres Ă considĂ©rer dans lâapprĂ©ciation du lien entre lâinfraction commise et lâemploi postulĂ©, principalement dans le contexte dâun congĂ©diement imposĂ© en raison de lâexistence dâantĂ©cĂ©dents judiciaires. Lâemployeur doit en tenir compte Ă lâoccasion du processus dâembauche. Voici une dĂ©cision de la Cour suprĂȘme ainsi que deux dĂ©cisions, citĂ©es Ă titre dâexemple, bien quâil en existe beaucoup dâautres qui traitent de lâarticle de la charte en matiĂšre de congĂ©diement en raison de lâexistence dâantĂ©cĂ©dents judiciaires. On peut sâinspirer de ces mĂȘmes critĂšres en matiĂšre de refus dâembauche. RĂ©gime particulier de lâarticle de la charte la portĂ©e de sa protection [41] La Cour suprĂȘme, dans QuĂ©bec Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Maksteel QuĂ©bec inc.[22], a notamment rappelĂ© que la protection contre la discrimination fondĂ©e sur les antĂ©cĂ©dents judiciaires ne sâappliquait que dans le domaine de lâemploi et ne visait que les cas oĂč les antĂ©cĂ©dents judiciaires constituent le seul motif justifiant la dĂ©cision ou la mesure imposĂ©e. Lâarticle de la charte contient son propre rĂ©gime de justification et, partant, Ă©chappe Ă lâapplication de lâarticle 20 de la charte. Si la personne a obtenu un pardon pour lâinfraction commise, quâil y ait ou non un lien entre celle-ci et lâemploi, la protection est absolue. De plus, sâil nây a pas de lien entre lâantĂ©cĂ©dent judiciaire et lâemploi, la protection est Ă©galement complĂšte. Lâemployeur nâa aucune obligation dâaccommodement raisonnable Ă lâĂ©gard de ce rĂ©gime. Il doit Ă©tablir un lien objectif entre lâinfraction commise et le poste occupĂ© selon la prĂ©pondĂ©rance de la preuve». [42] Dans cette affaire, le plaignant a plaidĂ© coupable Ă des accusations de fraude et dâabus de confiance. Sa sentence a Ă©tĂ© remise. Alors quâil travaillait comme mĂ©canicien dâentretien, il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă une peine dâincarcĂ©ration de six mois moins un jour. Lâemployeur lâa congĂ©diĂ© en raison de son absence du travail. Quelques semaines plus tard, le plaignant a Ă©tĂ© remis en libertĂ© conditionnelle. AprĂšs avoir tentĂ©, en vain, de rĂ©intĂ©grer son poste, il a dĂ©posĂ© une plainte auprĂšs de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, allĂ©guant avoir Ă©tĂ© congĂ©diĂ© du seul fait de sa dĂ©claration de culpabilitĂ©, en violation de lâarticle de la charte. Le Tribunal des droits de la personne du QuĂ©bec a fait droit Ă la plainte[23]. La Cour dâappel a infirmĂ© le jugement[24] et la Cour suprĂȘme a donnĂ© raison Ă la Cour dâappel. Le congĂ©diement a donc Ă©tĂ© confirmĂ©. [43] Dans les cas oĂč la mesure prise par lâemployeur est liĂ©e au seul fait que la personne a des antĂ©cĂ©dents judiciaires, le droit est enfreint si la diffĂ©rence de traitement dĂ©coule dâune perception que lâemployĂ© est moins apte Ă effectuer le travail et moins digne dâĂȘtre reconnu en tant quâĂȘtre humain en raison de son antĂ©cĂ©dent judiciaire. Cas dâapplication Directeur dâun palais de justice [44] Ă titre dâillustration, la Commission de la fonction publique, dans LĂ©vesque et QuĂ©bec MinistĂšre de la Justice[25], a confirmĂ© le congĂ©diement imposĂ© au directeur dâun palais de justice Ă la suite de la dĂ©claration de sa culpabilitĂ© sous des chefs dâagression sexuelle Ă lâendroit dâun enfant ĂągĂ© de moins de 16 ans, mĂȘme sâil avait invoquĂ© la protection prĂ©vue Ă lâarticle de la charte;un lien entre les dĂ©clarations de culpabilitĂ© et son emploi a Ă©tĂ© Ă©tabli au sens de cet article en raison de la nature des activitĂ©s dâun tel lieu, du degrĂ© des responsabilitĂ©s du plaignant et des liens Ă©troits que celui-ci doit entretenir avec les partenaires du ministĂšre de la Justice ainsi quâavec sa clientĂšle. [45] Selon la Commission, lâemployeur doit dĂ©montrer que la mesure imposĂ©e a une justification rĂ©elle et raisonnable». Le critĂšre dâun lien objectif, rĂ©el et raisonnable doit donc sâappliquer. En outre, la dĂ©termination dâun tel lien est contextuelle. Ainsi, la nature particuliĂšre des activitĂ©s dâun employeur et celle du poste occupĂ© quant Ă son degrĂ© de responsabilitĂ©s sont dĂ©terminantes, ainsi que les effets sur la clientĂšle et les partenaires de lâemployeur. PrĂ©posĂ©e aux bĂ©nĂ©ficiaires [46] Dans Syndicat quĂ©bĂ©cois des employĂ©es et employĂ©s de service, section locale 298 et Oasis St-Damien inc.[26], lâemployeur exploite une corporation sans but lucratif qui administre des rĂ©sidences ou immeubles Ă logements destinĂ©s Ă lâaccueil et Ă lâhĂ©bergement de personnes ĂągĂ©es autonomes ou semi-autonomes. Il a exigĂ© de tous ses employĂ©s quâils fournissent leurs antĂ©cĂ©dents judiciaires. La plaignante est une prĂ©posĂ©e aux bĂ©nĂ©ficiaires. Lâemployeur lâa congĂ©diĂ©e au motif quâelle avait un dossier judiciaire concernant des accusations de vol et de fraude, estimant que son dossier Ă©tait incompatible avec la mission, les valeurs et la vulnĂ©rabilitĂ© de la clientĂšle. [47] Lâarbitre de griefs a dĂ©clarĂ© quâil sâagissait de savoir sâil existait un lien entre des antĂ©cĂ©dents de vol et de fraude et lâemploi de prĂ©posĂ©e aux bĂ©nĂ©ficiaires dĂ©tenu par la plaignante dans cette entreprise. Compte tenu de la jurisprudence, il faut prendre en considĂ©ration le contexte entourant la commission de lâinfraction criminelle et ne pas se limiter au caractĂšre gĂ©nĂ©rique de cette derniĂšre. Il a conclu quâelle ne pouvait bĂ©nĂ©ficier de la protection prĂ©vue Ă lâarticle de la charte pour faire annuler son congĂ©diement; les infractions commises ont un lien avec lâemploi en raison de la mission de lâentreprise, de la nature du poste et de la vulnĂ©rabilitĂ© de la clientĂšle. Or, la nature des infractions commises est reliĂ©e Ă cette valeur. Ainsi, le lien requis par lâarticle a Ă©tĂ© Ă©tabli, et mettre fin Ă lâemploi repose sur une justification rĂ©elle et raisonnable. Tout accommodement est exclu. PrĂ©posĂ© Ă lâentretien mĂ©nager [48] Dans un contexte similaire, dans CSSS Drummond et Syndicat de la santĂ© et des services sociaux Drummond â CSN Pierre-Luc-Jimmy Paquin[27], un prĂ©posĂ© Ă lâentretien mĂ©nager dans une rĂ©sidence pour personnes ĂągĂ©es ne peut bĂ©nĂ©ficier de la protection accordĂ©e par lâarticle de la charte Ă©tant donnĂ© le lien suffisant qui existe entre ses antĂ©cĂ©dents judiciaires et le poste occupĂ©. Dans cette affaire, le plaignant a fait une fausse dĂ©claration Ă lâembauche en affirmant ne possĂ©der aucun dossier judiciaire alors quâil avait Ă©tĂ© condamnĂ© pour trafic de drogue, incendie criminel, introduction par effraction et extorsion. Le congĂ©diement a Ă©tĂ© maintenu. [49] La dĂ©marche dâembauche de lâemployeur doit respecter les droits Ă lâĂ©galitĂ© du salariĂ© sans faire preuve de discrimination fondĂ©e sur lâun des motifs prĂ©vus Ă la charte et, sâil sâagit dâantĂ©cĂ©dents judiciaires, câest le rĂ©gime particulier de lâarticle de la charte qui sâappliquera Ă la lumiĂšre des critĂšres particuliers qui lui sont applicables. Contrairement aux motifs de discrimination prĂ©vus Ă lâarticle 10, il nâest plus question dâapprĂ©cier si lâon est en prĂ©sence dâune aptitude requise par lâemploi, mais plutĂŽt de dĂ©terminer sâil y a un lien entre lâinfraction commise et lâemploi. Dans le cas des antĂ©cĂ©dents judiciaires, lâobligation dâaccommodement nâexiste pas. [50] Dans le contexte dâun motif de discrimination prĂ©vu Ă lâarticle 10 de la charte, lâemployeur a le droit dâexiger que le candidat possĂšde les aptitudes requises pour lâemploi, ainsi que le prĂ©voit lâarticle 20, et de poser des questions sur les antĂ©cĂ©dents judiciaires tout en respectant lâarticle Il en a mĂȘme lâobligation afin de veiller Ă la santĂ© et Ă la sĂ©curitĂ© du travail de tous. Ă cette fin, prĂ©alablement Ă tout exercice dâembauche, il devrait prendre connaissance de la description des tĂąches, tenir compte de sa mission et de ses valeurs et dĂ©finir exactement les compĂ©tences et les aptitudes requises, que ce soit sur le plan physique ou psychologique, afin de dĂ©terminer prĂ©cisĂ©ment les questions qui mĂ©ritent dâĂȘtre posĂ©es en raison de lâaptitude requise afin dâoccuper lâemploi ou de la compatibilitĂ© devant exister entre lâexistence Ă©ventuelle dâun dossier judiciaire et lâemploi. Une bonne planification de la dĂ©marche dâembauche peut Ă©viter bien des Ă©cueils⊠RĂ©fĂ©rences [1] c. C-12, ci-aprĂšs nommĂ©e la charte». [2] 2012-07-31, SOQUIJ AZ-50880922, 2012EXP-3132, 2012EXPT-1707, 2012T-590, Me Diane Sabourin, arbitre. [3] 2010, c. 20. [4] 2011-10-12, SOQUIJ AZ-50801778, 2011EXP-3875, 2011EXPT-2235, 2011T-823, [2011] 1197, Me Jean-Louis DubĂ©, arbitre. [5] c. ci-aprĂšs nommĂ©e [6] 2011-08-04, 2011 TDFP 0022, SOQUIJ AZ-50801792, 2011EXP-3794, 2011EXPT-2179, 2011T-802. [7] 2010-04-22, 2010 QCTDP 6, SOQUIJ AZ-50632037, 2010EXP-1681, 2010EXPT-1249, 2010-913, 2010T-355. [8] 2012-02-14, 2012 QCCA 306, SOQUIJ AZ-50830711. [9] 2002-03-13, SOQUIJ AZ-02145058, 2002A-51. [10] 2009-11-24, 2009 QCTDP 18, SOQUIJ AZ-50587390, 2010EXP-127, 2010EXPT-167, 2010T-23, [2010] 361. [11] 2008-12-11, 2008 QCTDP 32, SOQUIJ AZ-50530421, 2009-261, 2009T-108, [2009] 369. [12] 2005-03-09, SOQUIJ AZ-50303316, 2005-780, 2005T-400, [2005] 685 rĂ©s., [2005] 1110. [13] 2004-12-09, SOQUIJ AZ-50285026, 2005-80, 2005T-53, [2005] 11, [2005] 1123. [14] 2003-02-13, SOQUIJ AZ-50173864, 2003-978, 2003T-502, [2003] 1737. [15] 2008-09-11 jugement rectifiĂ© le 2008-09-18, 2008 QCTDP 24, SOQUIJ AZ-50511996, 2008-1800, 2008T-749, [2009] 487. [16] 2011-06-27, 2011 QCCA 1201, SOQUIJ AZ-50763964, 2011EXP-2185, 2011EXPT-1298, 2011-1194, 2011T-459, [2011] 1253, [2011] 669. [17] 2011-02-11, 2011 QCTDP 2, SOQUIJ AZ-50723743, 2011EXP-792, 2011EXPT-502, 2011-415, 2011T-172, [2011] 479, [2011] 361. [18] 2011-03-29, 2011 QCCA 597, SOQUIJ AZ-50737485, 2011EXP-1244, 2011EXPT-760. [19] 2004-06-09, SOQUIJ AZ-50258164, 2004-1633, 2004T-831, [2004] 2335. [20] 2010-11-26, 2010 QCTDP 18, SOQUIJ AZ-50716882, 2011EXP-791, 2011EXPT-501, 2011-414, 2011T-171, [2011] 491, [2011] 345. [21] 2012-10-16, 2012 QCCA 1867, SOQUIJ AZ-50903445. [22] Can., 2003-11-14, 2003 CSC 68, SOQUIJ AZ-50206959, 2003-2125, 2003T-1124, [2003] 3 228. [23] 1997-09-17, SOQUIJ AZ-97171038, 97-1958, 97T-1226, [1997] 2891. [24] 2000-12-05, SOQUIJ AZ-50081507, 2001-106, 2001T-53, [2001] 28. [25] 2012-08-24, SOQUIJ AZ-50891231, 2012EXP-3344, 2012EXPT-1884, 2012T-638. [26] 2012-09-05, SOQUIJ AZ-50892597, 2012EXP-3498, 2012EXPT-1984, 2012T-684. [27] 2010-09-23, SOQUIJ AZ-50682258, 2010EXP-3586, 2010EXPT-2381, 2010T-722, 2010A-76. France Rivard SOQUIJ 85 billets Membre du Barreau du QuĂ©bec et dĂ©tentrice dâune maĂźtrise en droit et politiques de la santĂ© de lâUniversitĂ© de Sherbrooke, Me France Rivard a dĂ©butĂ© sa carriĂšre comme recherchiste Ă la Cour dâappel Ă QuĂ©bec. Elle a travaillĂ© chez SOQUIJ de 2001 Ă 2022 principalement Ă titre de conseillĂšre juridique en droit du travail et administratif, contribuant Ă la rĂ©daction de L'Express Travail, et de billets publiĂ©s Ă la fois sur le Blogue SOQUIJ ainsi que sur le portail de lâOrdre des conseillers en ressources humaines. Ses domaines de spĂ©cialitĂ© Ă©taient lâarbitrage de griefs, les normes du travail, lâĂ©quitĂ© salariale et les droits et libertĂ©s de la personne. Elle a donnĂ© rĂ©guliĂšrement de la formation en droit du travail Ă une clientĂšle composĂ©e dâavocats, de juges et de conseillers en ressources humaines, en plus dâavoir Ă©tĂ© collaboratrice Ă lâĂ©mission Les Ă©claireurs, diffusĂ©e sur les ondes radiophoniques de Radio-Canada. Jai beau cherchĂ© sur Internet, je ne trouve pas de textes de lois françaises m'indiquant si OUI ou NON le produit est illĂ©gal ou pas en France. En parcourant certains forums, certains disent qu'il n'y a pas de problĂšme et d'autres que oui. Mais il n'y a jamais de rĂ©fĂ©rence lĂ©gale. Il y a t-il un site ou un service Ă consulter ?| ŐаáĐ”ÎČŃ Đ±ŃáŃ ŐžŃá ÖĐ”ÎŒ | á”агл՞ ΜŃĐœĐ°ŃÎ±ĐŒŃΟ Î”ĐŽÖ Ő°ĐŸŃ | Ô” ĐžĐșа | ÎΜ Đ°Őœ áĐžŃáœŐŠĐŸáŃÏ |
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VĂ©rifiĂ© le 01 aoĂ»t 2022 - Direction de l'information lĂ©gale et administrative Premier ministreL'Ă©tranger, qui entre en France pour occuper un emploi salariĂ©, doit dĂ©tenir une autorisation de travail appelĂ©e aussi permis de travail. Sinon, il ne peut pas ĂȘtre embauchĂ©. L'autorisation de travail peut prendre la forme soit d'un visa ou d'un titre de sĂ©jour, soit d'un document distinct du document de sĂ©jour. Des sanctions sont prĂ©vues en cas d'emploi d'un travailleur patienter pendant le chargement de la pageUngroupe dâhabitants opposĂ©s Ă la coupe des arbres de lâavenue Gabriel-PĂ©ri sâest encore rĂ©uni sur place, ce mercredi 24 aoĂ»t, au petit matin. Face Ă leur mobilisation, le conseil Films, sĂ©ries, chansons ou jeux vidĂ©o il peut ĂȘtre tentant pour les plus jeunes de se servir » sur le web au grĂ© de leurs envies, parfois illĂ©galement. Comment apprendre Ă reconnaĂźtre le tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal ? Quels sont les risques encourus ? Et quelles alternatives pouvons-nous proposer Ă nos enfants en toute lĂ©galitĂ© ? Quand le tĂ©lĂ©chargement devient-il illĂ©gal ? Licite ou illicite ? Difficile pour nos enfants de rĂ©pondre Ă cette question quand tous les contenus sont facilement accessibles en ligne ! DâoĂč lâimportance de rappeler les critĂšres qui dĂ©finissent le tĂ©lĂ©chargement lĂ©gal. Ce qui est permis Le tĂ©lĂ©chargement est lĂ©gal quand il concerne les Ćuvres Libre de droits, dont lâauteur a autorisĂ© le tĂ©lĂ©chargement sans contrepartie financiĂšre. Non libre de droits, proposĂ©e par un site autorisĂ© reversant des droits dâauteurs. TombĂ©e dans le domaine public, 70 ans aprĂšs le dĂ©cĂšs de son auteur. Ce qui est interdit En dehors des trois situations prĂ©cĂ©demment citĂ©es, le tĂ©lĂ©chargement est illĂ©gal. Une mĂ©thode populaire auprĂšs des plus jeunes ? Le peer-to-peer. AprĂšs avoir installĂ© un logiciel adĂ©quat, il permet de tĂ©lĂ©charger des films, de la musique ou des jeux vidĂ©o directement sur les ordinateurs dâautres internautes Ă travers le monde. Sans quâil soit possible de vĂ©rifier si ces internautes disposent eux-mĂȘmes du droit de diffuser ces Ćuvres en ligne ! Comment reconnaĂźtre un site illĂ©gal ? Ainsi, lâUnaf, en partenariat avec lâHADOPI Haute AutoritĂ© pour la Diffusion des Ćuvres et la Protection des droits sur Internet a Ă©ditĂ© un guide pratique? Il liste en outre, les critĂšres permettant de reconnaĂźtre un site illicite La prĂ©sence de nombreuses publicitĂ©s de charme, dâescroquerie et des pop-up qui sâouvrent trĂšs rĂ©guliĂšrement Lâabsence de moyen de paiement sĂ©curisĂ© La prĂ©sence de films actuellement diffusĂ©s au cinĂ©ma Lâabsence de mentions lĂ©gales et de conditions dâutilisation Attention un site payant nâest pas forcĂ©ment lĂ©gal ! Et dans certains cas, les offres lĂ©gales peuvent ĂȘtre gratuites Ă©galement. Les risques Au-delĂ de leur caractĂšre illicite, les sites de tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal exposent nos enfants Ă des risques multiples Contenus qui ne correspondent pas Ă leurs intitulĂ©s et peuvent se rĂ©vĂ©ler choquants ou inappropriĂ©s pour les plus jeunes. PublicitĂ©s intrusives et inadaptĂ©es pornographie, violence ou jeux dâargent. Risques accrus de piratage des donnĂ©es familiales via lâintroduction de virus ou de malwares. Les sanctions encourues Pour endiguer le tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal en France, câest lâHADOPI qui se charge de dĂ©busquer les contrevenants. Une sorte de gendarme du web ». Des avertissements graduels Si elle constate un tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal, lâHADOPI adressera un premier mail dâavertissement au titulaire de la ligne internet le plus souvent, le parent. Ensuite, une nouvelle infraction dans les six mois suivants entraĂźnera lâenvoi dâun second mail accompagnĂ© dâun courrier recommandĂ©. Par la suite, en cas de rĂ©cidive dans les douze mois, elle pourra transmettre le dossier Ă la justice, ouvrant la voie Ă une Ă©ventuelle condamnation. Les sanctions Elles sont proportionnelles Ă la gravitĂ© des faits constatĂ©s. Par exemple, des tĂ©lĂ©chargements illĂ©gaux rĂ©alisĂ©s Ă des fins exclusivement personnelles, lâamende est plafonnĂ©e Ă 1500 âŹ. Cependant, en cas de dĂ©lit de contrefaçon si les Ćuvres tĂ©lĂ©chargĂ©es illĂ©galement sont rediffusĂ©es sur la Toile, le contrevenant encourt une peine dâemprisonnement et une amende pouvant atteindre 300 000 âŹ. Et câest le titulaire de la ligne qui sera visĂ©, câest-Ă -dire essentiellement les parents ! Votre rĂŽle prĂ©ventif de parent Une enquĂȘte rĂ©alisĂ©e par lâHADOPI en mai 2018 a rĂ©vĂ©lĂ© que 13 % des 8-14 ans pratiquent le tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal. Et parfois sans mĂȘme en avoir conscience. Un chiffre qui doit Ă©veiller notre vigilance ! Le dialogue De mĂȘme, toujours selon cette enquĂȘte, 6 parents sur 10 ignorent tout des tĂ©lĂ©chargements illicites rĂ©alisĂ©s par leurs enfants. Le dialogue est donc essentiel, pour Ă©viter de voir les plus jeunes sâenfermer dans une routine illĂ©gale », loin du regard des adultes. Par consĂ©quence, demandez Ă votre enfant de vous montrer comment il cherche de la musique ou des vidĂ©os sur internet. Et aussi restez proches des plus jeunes lorsquâils naviguent. Lâoffre lĂ©gale La Haute AutoritĂ© pour la Diffusion des Ćuvres et la Protection des droits sur Internet a dressĂ© une liste de 500 plateformes. Elle permet de tĂ©lĂ©charger lĂ©galement des films, des sĂ©ries, de la musique ou des jeux vidĂ©o. Autrement dit, un prĂ©cieux outil pour montrer Ă vos enfants que le tĂ©lĂ©chargement lĂ©gal â contrairement aux idĂ©es reçues â nâest pas moins fourni que sa version illĂ©gale ! Lâessentiel TĂ©lĂ©charger une Ćuvre sans le consentement de son auteur est illĂ©gal. De mĂȘme, en tĂ©lĂ©chargeant illĂ©galement, votre enfant peut ĂȘtre confrontĂ© Ă des contenus inadaptĂ©s pour lui. Les amendes peuvent aller jusquâĂ 300 000 euros ! Une liste de 500 plateformes de tĂ©lĂ©chargement lĂ©gales est proposĂ© sur Internet. Accompagnez votre enfant dans ses pratiques culturelles en ligne. Pratique AccĂ©dez au moteur de recherche de lâoffre lĂ©gale sur le site de lâHADOPI Notre guide pratique Mon enfant navigue sur Internet PhotoLâEst RĂ©publicain/Lionel VADAM Dans votre Ă©tude de fĂ©vrier, vous pointez 50,3 % dâoffres illĂ©gales, comment expliquer ce dĂ©calage avec les chiffres de PĂŽle emploi ? Fouiller un compte Facebook verrouillĂ©, consulter des messages privĂ©s sur Twitter ou encore vĂ©rifier les derniers e-mails sur la messagerie de son petit ami⊠Autant d'actions dĂ©sormais Ă portĂ©e de clic de tous les internautes, en Ă©change de quelques euros. C'est le principe mĂȘme du portail Hacker's List lancĂ© en novembre dernier, qui propose d'engager un hacker pour des piratages en tous genres. Mais est-ce bien lĂ©gal ?>> LIRE AUSSI - Le Monde visĂ© par une cyberattaque de l'armĂ©e Ă©lectronique syrienneHacker's List, comment ça marche ? Le principe est simple les internautes publient, sous la forme de petites annonces en ligne, la demande de piratage pour laquelle ils requiĂšrent un hacker. Dans l'annonce, il faut prĂ©ciser un montant maximum attribuĂ© pour cette mission il ne reste plus aux hackers intĂ©ressĂ©s qu'Ă proposer leurs services. Par exemple, si vous souhaitez vĂ©rifier le contenu des messages privĂ©s du compte Facebook de votre partenaire, il vous suffit de dĂ©crire votre requĂȘte, de prĂ©ciser que vous ĂȘtes prĂȘts Ă investir jusqu'Ă dollars maximum et d'attendre les rĂ©ponses des hackers intĂ©ressĂ©s. Bien entendu, plus la requĂȘte est compliquĂ©e, plus le montant exigĂ© pour y rĂ©pondre sera c'est nouveau. On trouve des sites de petites annonces pour tout sur Internet. Mais avec l'avĂšnement du Web et de "l'immĂ©diatetĂ©", le mĂ©tier de dĂ©tective a Ă©voluĂ© pour se porter dĂ©sormais en grande partie sur Internet. Depuis son lancement en novembre dernier, Hacker's List a compilĂ© plus de 800 annonces anonymes, pour 40 hackers enregistrĂ©s. Lorsque la mission est accomplie, le pirate est rĂ©tribuĂ© et c'est lĂ que le portail prĂ©lĂšve une partie du montant pour se rĂ©munĂ©rer. © Capture d'Ă©cranDu piratage de bas Ă©tage. En cette pĂ©riode de piratage intensif - on parle de plus de portails attaquĂ©s depuis le 7 janvier, les attaques proposĂ©es par Hacker's List ne relĂšvent pas vraiment de la cybercriminalitĂ©. "On peut louer un hacker entre et dollars la journĂ©e depuis des annĂ©es. Mais ce qui est nouveau, c'est que c'est dĂ©sormais Ă la portĂ©e de presque tous", constate Jean-François Beuze, expert en cybersĂ©curitĂ© interrogĂ© par Europe 1. Il y a bien quelques annonces qui sortent du lot, comme par exemple cet internaute qui souhaite "pirater la base de donnĂ©es d'une banque". Mais elles sont rares et il n'est pas dit qu'il ne s'agisse pas d'une blague.>> LIRE AUSSI - Mots de passe Batman et Superman ne vous protĂ©geront pas !C'est lĂ©gal ? Sauf que hacker un compte Facebook, protĂ©gĂ© par un identifiant et un mot de passe, accĂ©der Ă un iPhone verrouillĂ© ou encore dĂ©bloquer un ordinateur sĂ©curisĂ© est parfaitement illĂ©gal. Officiellement, les crĂ©ateurs du site basĂ© en Nouvelle-ZĂ©lande ou les lois sont plus laxistes sur le sujet assurent que les conditions d'utilisation de Hacker's List interdisent l'usage du service "Ă des fins illĂ©gales" mais ce n'est pas le cas dans les faits.> Ce que risquent les hackers. La plupart des clients du site se trouvant Ă l'Ă©tranger, "il est difficile de poursuivre un internaute Ă l'Ă©tranger", prĂ©cise Jean-François Beuze. "Devant la justice française par exemple, il va falloir justifier une intrusion sur un compte verrouillĂ©", dĂ©taille ce spĂ©cialiste de la sĂ©curitĂ©. Dernier point qui semble protĂ©ger les hackers de ce portail de toute poursuite judiciaire les pirates se font souvent payer en monnaie virtuelle. "Le BitCoin est anonyme ou du moins bien plus difficile Ă tracer", explique Jean-François Beuze. Hacker's List ne devrait donc pas craindre grand chose d'un point de vue lĂ©gal.>> LIRE AUSSI - Les risques de cyberattaques n'ont jamais Ă©tĂ© aussi grands> Ce que risquent les annonceurs. Les choses sont bien plus claires en ce qui concerne tout internaute français postant une annonce sur Hacker's List. Comme le prĂ©cise la Commission nationale informatique et libertĂ©s CNIL, c'est la personne qui "commande" un piratage qui endosse sa responsabilitĂ©. En rĂ©sumĂ©, si vous engagez un hacker pour rĂ©colter des informations confidentielles, c'est bien vous qui serez responsables au regard de la loi. Et la sanction est formelle "la communication d'informations Ă des personnes non-autorisĂ©es est punie de 5 ans d'emprisonnement et de euros d'amende". Suffisant pour dissuader les Français un peu trop curieux ? 0jkRb7.